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~   Recherches personnelles   ~

Livres de Bernadette GASTINEAU

yoga-et-perinee

La zone périnéale peut être soumise à rude épreuve après certains événements de la vie, des problèmes récurrents peuvent en découler, provoquant des dysfonctionnements souvent gênants.
Destiné à tous, hommes ou femmes, cet ouvrage vous propose des exercices de yoga simples et pratiques pour prévenir ces complications ou les régler, à tous lesâges de la vie.
Au travers de fiches présentant les postures conseillées, vous apprendrez à éduquer votre plancher pelvien, respirer en prenant conscience de cette zone centrale du fond du bassin… pour retrouver confort et bien-être.

Plus de deux cents photos explicatives en couleurs vous accompagneront pas à pas dans cette pratique.
Mais ce qui est proposé dans ce livre va beaucoup plus loin que de simples exercices à exécuter : le yoga vous permettra de réveiller tout votre corps, vous pourrez ainsi plonger dans votre propre histoire, vous ouvrir à une nouvelle manière d’être pour faire de cette expérience un véritable chemin d’initiation.

En vente chez l’auteur : 02 40 43 30 47 ainsi que dans toutes les librairies.

Edité en Espagnol en 2016
Editions Quintessence : www.editions-quintessence.com

 

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Ce livre s’adresse à ceux et celles qui se sentent concernés par cet immense mouvement intérieur d’une naissance.
Enfanter ce n’est pas simplement mettre au monde un enfant, c’est se mettre au monde.
La femme enceinte est envahie de doutes. Bien qu’étant le plus souvent heureuse, elle a peur. Peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne pas aimer, peur de s’engager etc… sans compter toutes les peurs liées à l’accouchement.
Ces peurs deviennent le  moteur qui permet d’entreprendre une démarche.
S’interroger sur la douleur c’est déjà repérer que nous cherchons toujours à l’éviter comme nous cherchons à  contourner tout ce qui nous dérange. La péridurale devient trop souvent une réponse simple à une question d’une grande complexité.
Enfanter, cela relève d’une véritable initiation, d’un véritable enseignement.

Le yoga nous ouvre des portes considérables pour nous aider à vivre ce moment particulier.
Nous parlons d’état d’esprit, d’art de vivre, mais ne perdons pas de vue qu’il s’agit avant tout d’un passage par le corps et nous serons toujours ramenés à l’essentiel, à la réalité du moment.

En vente chez l’auteur : 02 40 43 30 47 ainsi que dans toutes les librairies.
Editions Quintessence : www.editions-quintessence.com/

 

DOSSIERS de Serge et de Bernadette Gastineau

Respiration et pranayama : Ce dossier a été écrit à partir d’une expérience personnelle en référence au travail de BKS IYENGAR, d’André Van Lysebeth,
de Jaques THIEBAULT et Martine LE CHENIC.

Tantrisme et hatha yoga : Ce dossier a été écrit à partir d’un cycle de conférences d’Évelyne GRIEDER.

Yoga: Rencontre avec nos viscères

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SOMMAIRE:

-Les viscères ont leurs humeurs   –  L’alimentation   –   Anatomie   –   Les viscères au quotidien

– Travail respiratoire   –   Préparation au pranayama

 

ARTICLES

Le Yoga et la Mort (Serge Gastineau)Paru dans le N° 106 d’info yoga

Je dis souvent à mes élèves que les deux postures les plus difficiles en yoga sont Tadasana et Savasana : la posture debout et la posture allongée. Toutes les autres postures nous préparent à ces deux postures. À la réflexion, il me semble que la posture du cadavre est encore plus délicate à appréhender.

Notre rapport à la mort en occident est souvent tellement difficile ! Nous ne savons rien de la mort, de ce passage non encore effectué, de cet état apparent de cadavre, de corps vidé de la vie. L’accompagnement de proches nous enseigne, certes, mais ne nous donne pas les clefs mystérieuses. Ils nous font pourtant le don de la manière dont ils quittent leur corps : attente, choix, décision, apaisement, sérénité pour ce que j’ai rencontré ! Cela est précieux.

A la mort de Bernadette Gastineau, ma collègue, mon amie, ma femme, mon initiatrice,  avec laquelle j’ai partagé quarante ans d’existence, j’ai été tellement surpris de réactions de proches, d’élèves ! Je comprends bien cette question apparue chez les élèves : Pourquoi, Bernadette qui avait une vie si équilibrée, une alimentation très saine, et qui pratiquait le yoga quotidiennement, en plus de l’enseigner depuis plus de trente ans,  pourquoi, donc est-elle touchée par la maladie, par le cancer. Comme si le yoga était une assurance- vie, comme si le yoga effaçait toute une histoire, un karma dont chacun essaie de réduire les traces, et dont nous ne savons rien, ou si peu chez l’autre ! Illusions qui nous font oublier la fragilité fondamentale, l’ouverture, l’accueil de l’inconnu, la vulnérabilité.

Pourtant, une certitude : Sans le yoga, la maladie n’aurait surement pas été vécue de la même manière.

« Ne rien désirer d’autre que ce que l’on vit

 Dans des moments de grande souffrance, désirer autre chose, désirer que ça s’arrête, c’est une source de souffrance

Traverser la douleur, la regarder en face et respirer

S’ouvrir à ce qui est, ne pas chercher le combat mais le vivre quand il se présente : combat intérieur, regarder l’adversaire bien en face et ne plus fuir

Le sang : me laver de mes impuretés

Le feu : brûler mes vieilles mémoires

La chimie : me désintoxiquer de mes peurs de m’empoisonner

Le manque d’air : chercher au plus profond un souffle divin

Ne plus pouvoir parler : aller vers une parole épurée, silencieuse

Ne plus manger : quitter mes pulsions d’ingérer, de manger ce qui se présente sans discernement, recherche d’une nourriture divine

La laideur de mon visage : quitter l’image et aller vers la beauté intérieure

Avoir besoin de l’autre : quitter la toute puissance et repérer une nouvelle force »

Voilà ce que Bernadette écrivait alors qu’elle venait de subir une ablation des deux tiers de sa langue, et pendant la radiothérapie, et chimiothérapie qu’elle avait décidé d’accepter, et de vivre.

Pour ma part, une autre certitude : sans le yoga, je n’aurais pas vécu cette mort de la même manière. C’est de cela dont je veux témoigner dans ces quelques mots, car je ne me reconnais pas dans les étapes du deuil que je suis sensé traverser. Dire,  comme dans l’Ecclésiaste,  que tout est fragile, que tout passe, que tout meurt,  mais que notre part est de danser dans cette ronde si fragile et si belle. Danser sans s’accrocher,  sans résister, danser avec légèreté, ne pas mener un combat, mais accueillir !
Voici quelques réflexions déposées au fil des mois.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, et j’en suis moi-même surpris, je ne suis pas triste, mais seulement très ému.

Je suis baigné, enveloppé dans un Amour immense qui distingue l’Amour de l’attachement.

J’ai l’impression de transpirer cet amour si particulier, et d’avoir envie de le partager.

Je suis parfois rempli d’émotions, je rejette la nostalgie qui m’alourdirait, je le sens.

Je jouis de cette présence absence de Bernadette.

Je sais que la vie ne s’arrête pas à la mort,  et je n’éprouve pas de chagrin.

Ce qui est difficile, parfois, c’est d’entrevoir dans le regard des personnes croisées, cette lueur d’inquiétude, ce questionnement qui transparaît : comment vas-tu? Comment ne pas se projeter dans le deuil de l’autre?
Un peu comme si j’avais, moi, à remonter le moral de l’autre.
Ce qui est réjouissant, c’est de ne pas avoir d’angoisse de solitude, de prise en charge…et de n’avoir donc rien sur quoi pleurer.
Effectivement, le chemin parcouru avec Bernadette a été pour moi comme une initiation réciproque, c’est pourquoi la Mort brutale (15 jours, après une rémission de deux ans) de Bernadette, j’ai presque honte de le dire, a créé un manque certain, mais en même temps une joie du chemin accompli, une joie de l’avoir accompagnée jusqu’au bout, et cette joie m’accompagne chaque jour quand je continue à transmettre ce que nous avons débroussaillé ensemble, et ce qu’elle a révélé en moi par sa recherche. Je me sens investi d’une responsabilité particulière: continuer, approfondir encore le travail que nous avons commencé ensemble.

Cette phrase touchante de ceux qui connaissaient Bernadette, et qui m’approchent plein de sympathie, et d’attention : alors, comment vas-tu ? Tu remontes ? Tu arrives à faire face ?  Je vais bien, je ne remonte pas, car je ne ressens pas que je sois descendu, je ne fais pas face, je vis ! Toutes ces questions, je les ai moi-même posées, avec anxiété, parfois, avec un certain malaise, souvent maladroitement, face à ceux qui viennent d’être confrontés à la mort d’un être cher. Je déteste ces mots édulcorés : décédé, perdu, qui escamotent la réalité de la mort. J’ai du mal à comprendre ces questions : comment appréhendes-tu ta première rentrée seul ? Vous allez lui rendre hommage ? Non, ça n’est pas ma première rentrée seul, sans Bernadette, et ça n’est pas non plus parce que déjà l’an dernier, elle se remettait doucement au travail. Je fais seulement ma rentrée, c’est ma vie. Je ne me suis jamais senti atteint dans mon intégrité, ça ne mettait pas en péril ma vie. J’avais déjà senti cela à la mort de mes parents. Etais-je devenu insensible ? Je ne crois pas,  j’avais facilement la larme à l’œil mais je sentais une force en moi qui n’était pas altérée.

 

Le seul manque essentiel, la tendresse partagée, le contact physique, pas la sexualité, mais l’intime de la relation ! Et même cela est faux, car l’intimité de l’entité couple demeure. Cette intimité des corps demeure, et ce n’est pas de l’imaginaire, mais du ressenti toujours présent.

Quand quelqu’un me parle de la date de la mort, et de l’anniversaire de cette mort, et compte les jours, je suis toujours surpris, car je ne compte pas les jours, Bernadette est morte il y a mille ans, ou demain, mais elle est vivante, car la présence et le souvenir sont intemporels.

Je pense que même si l’on divorce, même si l’amour se transforme en haine du point de vue de notre lecture habituelle, de nos formes pensées, de nos Vrittis, personne ne peut effacer cette rencontre que la vie nous a permis, et dont le but ne nous est pas encore perceptible.

Non, je ne fais pas avec, comme on dit dans le discours habituel, je vis tout simplement.

Et il me reste à expérimenter encore et encore Savasana, et à vivre pleinement Tadasana pour reconnaître cette énergie qui me fait tenir debout !

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La Mort et le Yoga par Serge Gastineau

 

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